La crémation, tradition d'avenir
En 1998, une étude montrait que près de 40% des français
préféraient être crématisés plutôt
qu'inhumés, alors que ce choix ne concernait que 20% des français
en 1979.
On constate néanmoins que ce chiffre reste très inférieur à celui
des pays anglo-saxons où la pratique crématiste est ancienne,
répandue
et culturellement admise.
La crémation suit donc une évolution rapide mais recouvre
des motivations diverses. Parmi les raisons invoquées pour ce choix,
il y a des raisons pratiques ( les familles sont de plus en plus dispersées
), écologiques et enfin économiques ( une crémation
revient moins chère qu'une inhumation ).
Enfin, le développement de la crémation porte avec acuité la
question du lieu de mémoire et de recueillement. N'oublions
pas que la crémation a été à l'origine une
pratique quelque peu anticléricale. Mais les choses changent lentement.
La France est historiquement catholique, il y a donc une demande chez une
partie des crématistes pour une présence de l'église
aux cérémonies.
En Grande-Bretagne où 65% des morts sont incinérés,
les proches n'assistent pas directement à la crémation, il
se retrouvent quelques jours après pour une cérémonie.